Source: 1001-livres.fr
Omar Ba a davantage fait parler de lui dans Le Monde alors que son dernier livre Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus aux éditions Max Milo est un véritable pavé dans la mare sur la question des flux migratoires concernant l'Afrique vers l'Europe.
Dans un processus positif, Omar Ba incarne une nouvelle idéologie audacieuse, une réflexion intéressante sur un sujet épineux. Dommage que l'auteur fut pointé du doigt par Le Monde en se faisant traiter de menteur à tort ou à raison. Le livre sans polémique aurait été un livre à retenir de l'année 2009. Le doute persistant, difficile de savoir qui a raison, Le Monde ou Omar Ba. Dans tous les cas, menteur ou pas, Omar Ba propose avec ce livre un essai très étayé et très bien construit sur l'émigration et ses conséquences désastreuses. Que ce soit du vécu ou non, le propos du livre doit être connu de tous.
Témoin de la dure condition d'immigré en Europe et de ses désillusions face au paradis imaginé.
Un récit poignant comme s'il l'avait vécu. En tant que lecteur, on accroche immédiatement, on mord à l'hameçon de ce conteur ou de cet imposteur. Peu importe au final que ce soit vrai ou non, peu importe que ce soit arrivé ou non à Omar Ba en personne. Ceci dit, ce que l'auteur décrit, cela arrive à de nombreux Africains qui risquent leur vie et se frottent à un périple mouvementé et dangereux pour enfin peut-être un jour vivre des jours illusoirement plus heureux en Europe, vu comme leur Eldorado.
Tant pis qu'il s'agisse de la fausse histoire d'un immigré clandestin (si c'est le cas). Tout simplement parce que l'imagination de l'auteur est alors mise au service d'un débat à ouvrir enfin de manière aussi franche qu'Omar Ba le suggère dans son essai.
« Ne venez pas en Europe. Vous n'y serez pas heureux. » dit-il à ses compatriotes du Sénégal.
Enfin quelqu'un ose dire ça ! Provocateur certainement, Omar Ba n'a pas tort sur toute la ligne même si il aurait certainement menti. Il commence par décrire le Sénégal. Une société qui superpose anarchiquement des structures mentales et des structures socio-économiques combinant postmodernité et agriculture de survie. Bref, un bordel hallucinant. (source scriptoblog). Ensuite, grand agitateur, il n'hésite pas à balancer autant sur le Sénégal, sur l'Afrique que sur l'Europe.
Les mauvaises langues penseront que Omar Ba a sali la cause de tous ceux qui ont vécu cette histoire de manière personnelle en mentant. Ceux-là se trompent très facilement. A croire que penser ainsi les arrangent pour ne pas ouvrir les yeux.
Citoyen du monde, une cause qui est la nôtre.
Omar Ba nous propose un livre réfléchi, bien construit, sans ambiguïté. Une réflexion qui propose de nouvelles pistes de réflexion sur un style d'écriture fluide et agréable. Un livre à découvrir par soi-même en mettant les différentes polémiques maladroitement suscitées par l'auteur lui-même de côté.
"Il faut être irresponsable pour laisser courir ce discours quasi idéologique qui ôte des vies à l'Afrique, la prive de bras valides et la vide de sa matière grise. J'accuse ce discours de la poussée migratoire qui s'intensifie et qui, surtout, assassine." Omar Ba.
Omar Ba a davantage fait parler de lui dans Le Monde alors que son dernier livre Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus aux éditions Max Milo est un véritable pavé dans la mare sur la question des flux migratoires concernant l'Afrique vers l'Europe.
Dans un processus positif, Omar Ba incarne une nouvelle idéologie audacieuse, une réflexion intéressante sur un sujet épineux. Dommage que l'auteur fut pointé du doigt par Le Monde en se faisant traiter de menteur à tort ou à raison. Le livre sans polémique aurait été un livre à retenir de l'année 2009. Le doute persistant, difficile de savoir qui a raison, Le Monde ou Omar Ba. Dans tous les cas, menteur ou pas, Omar Ba propose avec ce livre un essai très étayé et très bien construit sur l'émigration et ses conséquences désastreuses. Que ce soit du vécu ou non, le propos du livre doit être connu de tous.
Témoin de la dure condition d'immigré en Europe et de ses désillusions face au paradis imaginé.
Un récit poignant comme s'il l'avait vécu. En tant que lecteur, on accroche immédiatement, on mord à l'hameçon de ce conteur ou de cet imposteur. Peu importe au final que ce soit vrai ou non, peu importe que ce soit arrivé ou non à Omar Ba en personne. Ceci dit, ce que l'auteur décrit, cela arrive à de nombreux Africains qui risquent leur vie et se frottent à un périple mouvementé et dangereux pour enfin peut-être un jour vivre des jours illusoirement plus heureux en Europe, vu comme leur Eldorado.
Tant pis qu'il s'agisse de la fausse histoire d'un immigré clandestin (si c'est le cas). Tout simplement parce que l'imagination de l'auteur est alors mise au service d'un débat à ouvrir enfin de manière aussi franche qu'Omar Ba le suggère dans son essai.
« Ne venez pas en Europe. Vous n'y serez pas heureux. » dit-il à ses compatriotes du Sénégal.
Enfin quelqu'un ose dire ça ! Provocateur certainement, Omar Ba n'a pas tort sur toute la ligne même si il aurait certainement menti. Il commence par décrire le Sénégal. Une société qui superpose anarchiquement des structures mentales et des structures socio-économiques combinant postmodernité et agriculture de survie. Bref, un bordel hallucinant. (source scriptoblog). Ensuite, grand agitateur, il n'hésite pas à balancer autant sur le Sénégal, sur l'Afrique que sur l'Europe.
Les mauvaises langues penseront que Omar Ba a sali la cause de tous ceux qui ont vécu cette histoire de manière personnelle en mentant. Ceux-là se trompent très facilement. A croire que penser ainsi les arrangent pour ne pas ouvrir les yeux.
Citoyen du monde, une cause qui est la nôtre.
Omar Ba nous propose un livre réfléchi, bien construit, sans ambiguïté. Une réflexion qui propose de nouvelles pistes de réflexion sur un style d'écriture fluide et agréable. Un livre à découvrir par soi-même en mettant les différentes polémiques maladroitement suscitées par l'auteur lui-même de côté.
"Il faut être irresponsable pour laisser courir ce discours quasi idéologique qui ôte des vies à l'Afrique, la prive de bras valides et la vide de sa matière grise. J'accuse ce discours de la poussée migratoire qui s'intensifie et qui, surtout, assassine." Omar Ba.

