Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Waka
  • Entraide
  • Clips
  • Groupes
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

  • Blog

Omar BA

Photo de omarba

omarba

Description :

Bonjour et bienvenue sur mon site. J'écris essentiellement sur l'immigration. J'ai à coeur de tordre le coup aux préjugés, raccourcis, langues de bois et hypocrisies en tous genres sur le sujet. La bien-pensance n'est pas non plus ma tasse de thé. Je suis pour un discours non-idéologique sur mon sujet de prédilection.
Exprimez votre point de vue même s'il s'écarte du mien et passez d'agérables moments sur ce site.
PS: pour le fil des commentaires lisez du bas vers le haut.

Omar

  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan
  • Choisir cet habillage

Ses Honneurs (10)

  • Mobile
  • Fans 10
  • Grand Ouvrier
  • Kiffé Koi !
  • Grand Chelem
  • Amis 10

» Suite

RSS

Signaler un abus

Infos

  • Création : 25/04/2006 à 06:48
  • Mise à jour : Hier à 13:32
  • 62 articles
  • 899 commentaires
  • 39 amis
  • 66 kiffs

Tags

  • afrique
  • afrique; sawadogo
  • ba
  • developpement
  • démocratie
  • immigration
  • omar

Ses archives (62)

  • Entre souvenirs et avenir...
  • Et la campgane s'arrêta !
  • Abdoulaye WADE, une victime de la démocratie

» Suite

Ses amis (39)

  • centauriecentaurie
    49 ans
    France France
  • tioupcattioupcat
    60 ans
    France France
  • RemyDerocheRemyDeroche
    32 ans
    France France
  • karotte4488karotte4488
    24 ans
    France France
  • SmilyrootsSmilyroots
    25 ans
    Saint Louis - Haut-Rhin (68)
    France France
  • mimietbadmimietbad
    42 ans
    QQPART EN ALSACE - Bas-Rhin (67)
    France France
  • clemg35clemg35
    23 ans
    La Gouesnière - Ille-et-Vilaine (35)
    France France
  • astoulaurenceastoulaurence
    47 ans
    NICE - Alpes-Maritimes (06)
    France France
  • freepobfreepob
  • gentlman5gentlman5
    23 ans
    LILLE - Nord (59)
    France France
  • sophie-loup02sophie-loup02
    46 ans

    France France
  • MySoulRnBMySoulRnB
    25 ans
    France France
  • VERBEVERBE
    35 ans
    France France
  • walthertwalthert
    54 ans
    France France
  • princessafiprincessafi
    25 ans
    France France
  • stph13stph13
    26 ans
    strasbourg - Bas-Rhin (67)
    France France
  • csi95csi95
    37 ans
    ST OUEN L AUMONE - Val-d'Oise (95)
    France France
  • afriqueloveafriquelove
    22 ans
    Niort - Deux-Sèvres (79)
    France France
  • michelrevertemichelreverte
    45 ans
    Canet en Roussillon - Pyrénées-Orientales (66)
    France France
  • dandy16dandy16
    37 ans
    Paris 16 ème,entre la Muette e - Paris (75)
    France France
  • andre-bonetandre-bonet
  • petitwilliampetitwilliam
    20 ans
    France France
  • LOFFAATTIVERLOFFAATTIVER
    19 ans
    MMMMMMMMMMMEVERY WHERE
    Algérie Algérie
  • mouhamedsane648mouhamedsane648
    23 ans
    dakar
    Sénégal Sénégal
  • weekeendweekeend
  • abdel9521abdel9521
    22 ans
    franconville - Val-d'Oise (95)
    France France

» Suite

Liens Skyrock Publicité

Design by lequipe-skyrock Choisir cet habillage

Entre souvenirs et avenir...

Entre souvenirs et avenir...Non ce n'est pas la photo officielle du nouveau gouvernement français. Elle remonte à octobre 2008 à Nantes, ville dont le député-maire, Jean-Marc Ayrault (dans la première rangée) vient d'être nommé premier ministre. J'avais alors le privilège de faire partie d'une dizaine de témoins choisis par la Quai d'Orsay pour partager leur expertise avec  500 jeunes venus des 27 pays de l'Union Européenne. Il s'agissait de réfléchir sur l'Europe à l'horizon 2020. Entourés de l'ancien premier ministre espagnol, Felipe Gonzalez, de Jean-Pierre Jouyet (secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes) et de l'ex-présidente de la Lettonie, nous avions vécu des moments de réflexion très féconde au-delà des barrières politiques idéologiques et linguistiques.
Thèmes abordés entre autres:
Renforcer les liens entre l'Europe et ses citoyens
Bâtir une Europe innovante et solidaire
Construire l'Europe du développement durable
Positionner l'Europe dans le monde de demain
 
Puisse les grandes propositions que nous avons eu à faire - et qui vont dans le sens d'une Europe des peuples et non celle des seuls technocrates  - servir désormais de ligne directrice à l'action de la France et de ses partenaires européens.
 
Omar BA
​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mardi 15 mai 2012 11:10

Et la campgane s'arrêta !

Et la campgane s'arrêta !Il est 8h15 ce lundi 19 mars quand un homme, descendu d'un scooter et portant un casque, ouvre le feu sur un parent d'élève et ses deux enfants. Comme excité par l'acte qu'il venait de commettre, l'assassin progressa ensuite dans la cour de l'Ecole pour y poursuivre sa macabre entreprise. On dénombre quatre victimes dont trois qui n'avaient pas plus de dix ans.
Dans les minutes qui ont suivi ce quadruple crime le lien est fait avec un autre, tout aussi brutal, perpétré cinq jours auparavant dans la même région, à Montauban, ayant visé trois militaires. Tout porte à croire qu'un même homme, porté par des relents clairement xénophobes, s'en prend froidement à des innocents. C'est dans son adresse à la Nation suite à une réunion exceptionnelle à l'Elysée que Nicolas Sarkozy, qui a revêtu ses habits de président, a évoqué la nature raciste et antisémite de tels actes avant de décider la suspension de sa campagne électorale « au moins jusqu'à mercredi ». Quelques heures plus tôt, à travers des communiqués chargés d'émotion, tous les autres candidats en ont fait autant estimant que la République devait faire bloc.
Voilà donc que les invectives, attaques personnelles et calculs politiques s'estompent subitement, le temps d'une grande émotion nationale qui n'épargne aucune couche de la population. De partout, les condamnations fusent pour dire l'ignominie qui vient de toucher la France dans son âme.
S'il fallait une preuve qu'il y a bien plus de choses qui rapprochent les Français que de détails qui les divisent, en voilà une, tangible. En effet, « c'est la République qui a été défiée », comme le martèle un responsable socialiste. Et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, dé dénoncer la « démence raciste » qui sous-tend un tel drame.
Pour ignoble qu'il soit, ce genre de folie témoigne de la fragilité du vivre-ensemble et des efforts immenses qu'il faut consentir, quelle que soit nos origines, pour le préserver jalousement.
 
Omar Ba
​ 1 | 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le lundi 19 mars 2012 22:34

Abdoulaye WADE, une victime de la démocratie

Abdoulaye WADE, une victime de la démocratieLe 25 mars 2012 se déroulera le second tour de l'Election Présidentielle au Sénégal qui devrait, sauf surprise, confier les rennes du pays à un quatrième président. Moment idéal pour observer comment le candidat sortant a organisé sa propre déroute électorale.
 
Abdoulaye Wade est celui qui a libéralisé la presse au Sénégal en aidant financièrement et matériellement les organes privés d'information. Un préalable à la liberté d'expression salué jusque dans les instances les plus influentes de ce monde. Cet effort a valu au pays de la Téranga de se hisser au rang des Etats les plus démocratiques d'Afrique en dépit de problèmes de corruption constatés dans la vie quotidienne des Sénégalais. Cette dynamique n'a cessé de consolider l'image d'Etat démocratique tirée de l'alternance politique de l'an 2000, qui s'est opérée dans une grande maturité.
 
Dès le début de son magistère Abdoulaye Wade a emboité le pas à ce tournant historique en entamant une réforme de l'Etat ouvrant celui-ci à des membres de la société civile, hommes et femmes [la première femme chef de gouvernement en Afrique a été nommée par Wade en mars 2001] dont la compétence et l'intégrité avaient séduit quantité de Sénégalais. A ce choix intelligent s'ajoutait la création d'une Commission de Lutte contre la Corruption et la Concussion (loi adoptée par l'Assemblée Nationale le 12/11/03) chargée de promouvoir la transparence dans toutes les sphères de l'Etat. Fort de cet outil, la Justice sénégalaise a entamé une série de poursuites à l'encontre de certains dirigeants de sociétés nationales connus pour avoir fait des malversations dans l'exercice de leurs fonctions. Le plus emblématique d'entre eux, Mbaye Diouf (directeur de la Société Nationale des Chemins de Fer), passera d'ailleurs par la case prison à la grande satisfaction d'un peuple épris de justice. Tout un symbole !
 
C'est ainsi que Wade quitta le statut de «l'homme de la situation» pour devenir, dans l'opinion nationale, celui qui est à même de sortir le Sénégal de l'ornière. Mais alors qu'une véritable relation de confiance commençait à s'installer entre le peuple et son président, il s'est passé quelque chose. Subitement ! D'abord dans la tête du président, qui, pour une raison encore inconnue, pensa que tout lui était désormais permis. Cette soudaine assurance l'a d'abord conduit à chasser des postes de responsabilité tous les membres de la société civile avant de se séparer d'un nombre incalculable de ses lieutenants; le dernier à être sorti étant Macky Sall, celui-là même qui risque de lui succéder au Palais présidentiel.
 
En cédant ainsi dans la politique politicienne, Wade a fait beaucoup de victimes dont les déboires ont profondément ému le peuple Sénégalais, qui a en horreur l'injustice. Simplement, en déroulant sa stratégie, le président a sous-estimé l'ampleur de la liberté de la presse qu'il a lui-même promue au Sénégal. Du matin au soir, des années durant, Wade fut sur le grill. Ses agissements étaient dénoncés sur Internet, sur les ondes des radios, dans les colonnes des journaux et sur les chaines de télévision privés qui commençaient à pulluler. Curieusement, comme s'il était dans une Tour d'Ivoire, le désormais chef de clan restait littéralement sourd tout en fermant les yeux sur la vie scandaleusement rutilante de ses sbires. Les «nouveaux riches de l'alternance», comme on les appelle, étaient devenus, de surcroît, des sans-gêne prêts à tout pour conserver le pouvoir.
 
Le réel désamour entre Wade et une bonne partie des Sénégalais a été scellé un après-midi de juillet 2011 quand, évoquant la journée de protestations du 23 juin de la même année, il a affiché un véritable mépris à l'endroit de tout un peuple. En effet, quelques semaines avant son intervention publique le pays avait vibré au rythme d'une violente manifestation devant les grilles de l'Assemblée Nationale. Les manifestants disaient alors NON à un projet de ticket présidentiel, qui a dû être retiré à cause de cette pression. Naturellement tout un pays attendait la réaction d'un président attentif à toutes ces revendications. Il n'en fut rien. Ce jour-là, non content d'avoir défié ouvertement les jeunes manifestants, «Wade a poussé le bouchon trop loin», comme l'indique un membre du mouvement «Y'en A Marre». En effet, répondant aux opposants à sa candidature, le président lança en direct à la télévision: «si j'ai dit un jour que je ne pouvais pas me présenter aux élections, je me dédis aujourd'hui» (maa waxoon waxeet, en wolof). Des mots aussi décevants que surprenants que le peuple sénégalais, très porté sur l'honneur et la parole donnée, ne pouvait accepter.
 
Cet épisode a agi tel un électrochoc dans tout le pays. Les mots du président suscitèrent tant de commentaires indignés qui n'ont pas été sans renforcer la conscience citoyenne de milliers de jeunes désemparés. Revenaient alors dans l'esprit des jeunes l'image d'un président qui, dès 2004, avait fait de son fils l'unique centre de sa politique. Venu de nulle part, le père lui confia des centaines de milliards sans exiger le moindre compte-rendu. Celui qui a eu l'idée de demander au «prince Wade» des explications s'est vu destituer en toute illégalité de son poste de président de l'Assemblée Nationale. Cet infortuné se nomme Macky Sall, l'actuel challenger du président Wade.
 
Le drame dans toutes ces machinations politiques reste évidemment le nombre impressionnant de victimes qu'elles ont faites. Mais dans l'échelle de l'Histoire on retiendra aussi que l'image du pays de la Téranga a été écornée par le fait d'un homme, Abdoulaye Wade, qui a choisi la force au détriment de la démocratie pour imposer sa loi. La seule source de consolation reste la conviction de tout un peuple qu'il reste maître de son destin. Conviction qui, on l'espère, se traduira calmement dans les urnes lors du second tour qui se profile.
 
Omar Ba
Ecrivain
​ 0 | 7 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 17 mars 2012 07:01

Les 5 "Sages" du Conseil Constitutionnel viennent de déclarer valide la candidature du président Abdoulaye WADE. Dakar vient de vivre une première nuit d'émeutes qui s'est soldée par la mort d'un policier. Je veux saisir cette occasion pour dire ma profonde indignation face à ce que je qualifie de forfaiture inacceptable. Wade ne pouvait pas légalement se présenter aux élections  de février prochain. De parfaits irresponsables en ont décidé autrement, installant le pays dans une situation de tumultes dont on ne sait pas où elle va nous mener. Déjà en 2006, je publiais un livre intitulé «Pauvre Sénégal ! Un peuple en otage», texte qui a été interdit de sortie au Sénégal. J'aurais voulu avoir tort dans mes analyses mais ce que j'observe y ressemble étrangement. Le pays n'est pas en crise. Seuls des acteurs politiques, sur fond d'intérêts égoïstes et de désaccords, prennent en otage un peuple qui n'a rien demandé.
Si une candidature, quelle qu'elle soit, doit installer le pays dans le chaos, la responsabilité primaire impose qu'elle soit retirée.  Nul, s'appelle-t-il Abdoulaye WADE, n'a le droit de compromettre ce que le Sénégal a de plus précieux : la Paix.
J'espère que Wade tirera très vite les conséquences de son échec cuisant.
 
Omar BA

​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 28 janvier 2012 04:18

L'homme qui a arrêté le désert


L'homme qui a arrêté le désertYacouba Sawadogo, un paysan au Burkina Faso, est connu comme "l'homme qui a arrêté le désert". Mais lorsqu'il tentait une première fois de sauver sa terre aride de la désertification en plantant des arbres qui ont depuis poussé pour devenir une forêt de 15 hectares, les gens dans son village pensaient qu'il était fou.
Quelque 30 ans plus tard, les gens de Gourga, dans le nord-ouest du Burkina Fa...so, qui ont quitté cette région infertile pour une meilleure vie dans la ville, y retournent pendant que Sawadogo voyage dans le monde pour partager son histoire de réussite.
Des agriculteurs, experts environnementaux et scientifiques affluent aussi vers la maison de Sawadogo pour se renseigner sur l'homme qui, seul, a arrêté le désert.
L'histoire de Sawadogo a également attiré le réalisateur, Mark Dodd, qui a produit un film primé intitulé "L'homme qui a arrêté le désert", qui a été présenté lors de la 10ème session de la Conférence des parties (COP 10) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), qui a pris fin le 21 octobre à Changwon, en Corée du Sud.

Voilà une histoire, parmi tant d'autres, qui met du baume au c½ur des africains et des amoureux de ce continent. Comme quoi tout n'est pas foutu comme je n'ai de cesse de le dire...
 
Tags : afrique; sawadogo, omar, ba, developpement
​ 1 | 12 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mardi 01 novembre 2011 06:36

Modifié le mardi 01 novembre 2011 06:54

"Omar Ba" dans l'album

Ajouter cette vidéo à mon blog

Un morceau inspiré de mes écrits
Composé et chanté par Jonathan Sauvage alias Tanonjha
Son blog Myspace
 
​ 2 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mercredi 19 octobre 2011 12:55

Le jour où on parlera enfin d'immigration

Le jour où on parlera enfin d’immigrationOmar Ba, écrivain sénégalais, flingué par la presse, s'exprime sur LGO et parle de ce tabou qu'on laisse en pâture au Front National.


Je suis un sénégalais arrivé en France en 2003. Ce pays m'a toujours habité dans une vie quotidienne où les vestiges du passé colonial côtoient les pures traditions africaines. J'entendais parler de la France, frappé par l'image pittoresque qu'on en donnait dans la littérature, les médias, et  les séries télévisées. Mon admiration n'en était que plus grande. J'ai alors tenté l'aventure migratoire comme le font des millions de jeunes dont c'est le seul rêve aujourd'hui.
Une fois en France, j'ai découvert un pays très différent de l'idée que j'en avais. Je me suis alors proposé de partager cette désillusion dans trois livres pour dire aux candidats forcenés à l'immigration combien l'Eldorado tant adulé n'était que pure chimère. Cette littérature n'était faite ni pour «cracher dans la soupe» ni pour stopper les flux migratoires comme certains caricaturistes ont pu le dire. Juste ai-je voulu ouvrir les yeux de migrants prisonniers d'une image déformée des pays qui les attirent inexorablement. Un rêve qui – soit dit en passant – cause des milliers de morts.
Il s'est agi aussi, dans ces publications, d'apporter du sang neuf à un débat sur l'immigration que la victimisation n'en finit pas de figer. Bref, j'ai souhaité détendre l'atmosphère, persuadé qu'aussi longtemps qu'on évoquera le sujet en s'insultant il n'en ressortira rien de positif.
Dans cet exercice que je savais pourtant difficile, j'ai découvert, à mes dépens, un pays où règne en maître un discours policé et fuyant. Ma voix dissonante a été vilipendée, combattue et dénigrée sous le prétexte fallacieux que, dans mes écrits, je n'ai pas livré la bonne chronologie des faits de ma vie. Ce qui – je le rappelle – était délibéré de ma part. Cette hostilité corrobore bien la phrase de Paul Valéry. «Qui ne peut attaquer le raisonnement, disait-il, attaque le raisonneur». Et un célèbre adage d'ajouter : «quand on lui montre la lune, le sot regarde le doigt». Car le fond de mon propos n'a fait l'objet, jusqu'à présent, d'aucune réplique sérieuse.
J'ai alors compris que s'agissant de l'immigration ce qu'on entend par «débat» s'assimile plutôt à un anathème jeté sur quiconque porte un discours clair, fut-il un immigré. Un bâillonnement  systématique prévaut. De ce fait, j'ai compris pourquoi l'extrême droite ne cesse de prospérer malgré les indignations qu'elle suscite. Le fait est qu'un grand espace est laissé en jachère, que cette faction radicale occupe avec un discours fait d'un peu de vérités et de beaucoup de mensonges. Mais parce que la peur de passer pour un fasciste est plus prégnante que jamais, un tel espace est déserté par des citoyens exaspérés qui expriment leur ressentiment dans les urnes.
Aussi curieux que cela puisse paraître c'est en France que le débat sur l'immigration est des plus aseptisés. On ne peut pas prendre une position qui s'écarte de celle dominante sans passer pour un horrible raciste. Un célèbre chroniqueur en a fait l'expérience en mars 2010 quand il a osé constater que la population carcérale en France était majoritairement composée de jeunes issus de l'immigration. Au lieu d'une étude sérieuse sur le pourquoi de cette donnée statistique que tout le monde sait réelle, «la France des choqués» a actionné le rouleau-compresseur médiatique avec son cortège de raccourcis et d'accusations. Résultat, la question de fond a été enfouie dans les caniveaux de la République.
On ne semble pas observer qu'entre le fascisme et l'angélisme il y a bien des voies intermédiaires. Il y en a une principalement, que j'appelle celle de la responsabilité. En quoi est-il horrible de dire que les pays du Nord ne peuvent pas accueillir tous les immigrés qui le souhaitent ? Voilà une vérité qui n'a même pas besoin d'être ressassée pour être vraie. J'irai même plus loin. Prôner l'ouverture des frontières relève d'une véritable perversité intellectuelle qui fait croire à des millions de migrants qu'ils ont le droit de quitter leurs pays respectifs par tous les moyens, y compris meurtriers. C'est bien cela qui m'inquiète par-dessus tout dans l'idéologie tout-immigrationniste.
Comment ne pas voir dans les bons sentiments de certains un réel écran de fumée qui oblitère le n½ud du problème ? En tant qu'immigré je sais combien la situation de mes frères et s½urs est préoccupante.  Elle stagne voire empire irrémédiablement. Depuis près d'un demi-siècle, politiques et collectifs de militants se chamaillent sur le sujet sans porter, de part et d'autre, des solutions sérieuses. A coup d'annonces et de petites phrases, des professionnels de la parole publique ont fait de l'immigration un véritable fonds de commerce qui agrémente copieusement leurs discours propagandistes. C'est simple : quand les uns s'indignent de la situation des «pauvres» immigrés, les autres restent dans une surenchère de déclarations à la limite de la xénophobie. Autant dire une ritournelle insupportable qui n'a que trop duré et où chacun essaye de se tailler une légitimité aux yeux de l'opinion. Pendant ce temps, les ghettos s'amplifient, les communautarismes s'exacerbent tout comme les tensions sociales. Surtout, la liste des morts s'allonge sur le chemin de l'exil.
A y être attentif, certains semblent se complaire dans la dichotomie expulsion-indignation servie à longueur d'année. Je pense que le jour où on voudra sérieusement évoquer le sujet de l'immigration, les passions et les émotions devront être contenues sans que ceux qui font cet effort ne soient qualifiés d'horribles fascistes. Des expulsions il y en aura toujours tant qu'il existera une loi qui régit l'entrée et le séjour des étrangers. Je ne vois même pas comment il pourrait en être autrement. L'important est de faire en sorte que les décisions d'éloignement s'accompagnent de mesures efficaces qui aident à la réinsertion dans les pays d'origine. C'est tout le sens de l'immigration circulaire que j'appelle de mes v½ux depuis tant d'années.
J'ai pourtant le sentiment qu'une telle politique ne sera pas systématisée de sitôt pour les raisons que je viens d'évoquer.  Alors je continue d'en véhiculer le contenu au milieu des sarcasmes, des intimidations  et des tentatives de déstabilisation.
Omar Ba
 
Crédits photo: Jean-Paul NEY
Source: www.lesgrandesoreilles.com
​ 2 | 2 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 08 octobre 2011 11:27

Modifié le mardi 15 mai 2012 13:32

C'est pas trop tôt...

C'est pas trop tôt...Cela fait des années que je suis l'objet d'attaques diverses dans mon engagement en faveur d'un réveil des jeunes générations en Afrique. J'ai souvent été mal compris. Les uns me pensaient motivé par la gloire quand  les autres qui me voyaient manipulé. C'est avec une grande joie que je constate la prise en forme de positions que je ne cesse de défendre depuis tant d'années. Quelles qu'ont pu être les incompréhensions suscitées par mes sorties médiatiques, mon message est toujours resté le même : «personne ne fera les choses à notre place». Si j'ai conseillé aux jeunes aventuriers de l'immigration de ne pas risquer leurs vies sur le chemin de l'exil c'était justement pour que restât intact la force impressionnante qui couvait dans nos pays. Je suis heureux de voir que nombre de ces bras valides font désormais le choix de rester sur leur terre natale et de s'y donner les moyens de vivre dans la dignité. Dans le cas du Sénégal, on a pu constater une nette baisse des embarcations de fortune qui  conduisaient ces forces vives vers des horizons meurtriers. Ces milliers de jeunes s'adressent désormais aux politiques avec un message clair : «faites votre travail ou dégagez !». En témoigne - au Sénégal toujours - les journées du 23 et 27 juin 2011, qui ont vu tout un peuple dire non à une réforme constitutionnelle visant une dévolution monarchique du pouvoir.  La  célèbre phrase de Saint-Exupery n'en est que plus pertinente:  «si tu commandes à ton peuple d'aller se jeter à la mer, il fera la révolution», disait l'auteur. Comprenons qu'on ne peut pas imposer éternellement l'impossible à son pays sans qu'il réagisse. 
J'ai toujours été persuadé que l'attentisme de tout un peuple face aux innombrables dérives du régime de Wade n'était pas synonyme de passivité. Dos au mur, la jeunesse s'est montrée sous son jour le plus offensif. Les autorités l'ont appris à leurs dépens les 23 et 27 juin.  
Il est temps pour les dirigeants africains d'intégrer les profonds changements intervenus dans ce monde. Nul ne peut désormais gouverner sans partage et avec des dérives qui ont pour nom le népotisme, le clientélisme, le mépris et l'irrespect des peuples. Par voie de conséquence on peut espérer la fin de régimes qui durent un quart de siècle voire plus.
J'ose espérer que, dans le cas du Sénégal, les autorités en place entendront raison à temps afin d'éviter le pire.
Omar BA    
Tags : omar, ba, afrique, immigration, developpement, démocratie
​ 1 | 11 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 23 juillet 2011 08:19

Campagne "Pas d'éducation, pas d'avenir" Ligue de l'Enseignement

Campagne "Pas d'éducation, pas d'avenir" Ligue de l'EnseignementJusqu'au 31 août 2011, dans le cadre de la campagne « Pas d'Education, pas d'Avenir ! », la Ligue de l'enseignement et Solidarité Laïque invitent petits et grands à soutenir des projets concrets pour le droit de l'éducation dans un monde où 72 millions d'enfants ne vont toujours pas à l'école. Pour la seconde année consécutive, ces deux organisations unissent leurs forces pour mener une collecte de fonds dans toute la France qui permettra de financer des projets éducatifs réalisés dans une vraie démarche de coopération pour le développement basée sur le renforcement des sociétés civiles locales : construction, réhabilitation, équipement en matériel d'écoles, de classes, formation d'enseignants, d'éducateurs de rue...
L'an dernier, 51 projets dans 16 pays ont été soutenus grâce aux fonds que des milliers d'élèves, de parents, de professeurs et de citoyens ont collectés. Cette année 45 projets dans 13 pays ont été sélectionnés pour bénéficier d'un soutien dans le cadre de la campagne 2011. Une collecte sera menée en milieu scolaire grâce à la traditionnelle vente de vignettes et de cartes postales (nouveau support 2011) avec un temps fort du 16 au 29 mai 2011, et une collecte sur la voie publique le dimanche 22 mai 2011. Au-delà, elle pourra être réalisée dans les centres de loisirs, de vacances, les centres d'animation... Pour cette édition, c'est le dessinateur de presse Plantu (Le Monde) qui a réalisé le dessin de la campagne.
Pour les établissements scolaires, la campagne a aussi pour objet de sensibiliser les éducateurs, les enfants, les jeunes et plus largement le grand public à la question du droit à l'éducation pour toutes et tous dans le monde, grâce à la production d'outils d'éducation au développement et à la solidarité internationale. La campagne 2011 est parrainée par Serges Kassy, musicien ivoirien et Omar Ba, écrivain sénégalais francophone. Elle est soutenue par le ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et organisée en partenariat avec Milan Presse. Moyens d'action et dons en ligne: www.pasdeducationpasdavenir.org
​ 2 | 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 23 avril 2011 03:54

Et ça continue !

 Pas moins de 5000 migrants venus de Tunisie ont atteint l'Île italienne de Lampedusa ces derniers jours suite aux remous qui ont secoué leur pays. Cela rappelle que quand le Sud va mal le Nord ne peut pas aller bien, comme disait l'autre. D'où l'urgence d'une solidarité Nord-Sud que tout le monde a dans la bouche et que personne n'est... disposé à mettre véritablement en ½uvre. Cette question de l'immigration n'aura un début de solution que quand les pays concernés prendront ensemble leurs responsabilités respectives en arrêtant de se regarder comme des chiens de faïence. La dichotomie pays d'origine/pays d'accueil devra progressivement s'estomper pour laisser place à des prises de décisions un peu plus communes dans l'intérêt de toutes les parties. Ceci n'est pas une utopie. Il suffit d'un minimum de volonté politique et d'un maximum de réalisme. Autrement nous allons tous au devant de problèmes beaucoup plus graves.
 
Omar Ba
  • Et ça continue !
​ 1 | 5 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.227) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le mercredi 16 février 2011 13:50

Publicité
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • Suivant

Skyrock.com
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Nokia
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Vidéos
    • Gadgets
    • Newsmusic
    • Thèmes